Le projet Maison Madeleine est né de notre volonté d’œuvrer afin que toute personne ayant une fragilité soit mieux acceptée et intégrée dans la société.
En effet, malgré les tendances actuelles qui semblent favoriser l’inclusion de tous, deux constatations nous semblent particulièrement préoccupantes :

5 millions* de personnes sont touchées par l’isolement social et ce chiffre est en constante progression. Les personnes en fragilité ne sont pas épargnées et sont même particulièrement touchées :
• Les plus de 75 ans sont les plus concernés : 27% à souffrir d’isolement en 2016 contre seulement 16% en 2010 ;
• 31% personnes en habitat HLM disent ne connaître presque personne autour de chez eux ;
• 22% des personnes avec un handicap physique invalidant sont en isolement.

4 millions** de personnes sont concernées par le mal logement dont 902.000 privées de logement personnel (143.000 sans domicile) et ce phénomène est également en progression.

Qu’est-ce que l’isolement social ?
Selon le Conseil Economique, Social et Environnemental, « l’isolement social est la situation dans laquelle se trouve la personne qui, du fait de relations durablement insuffisantes dans leur nombre ou leur qualité, est en situation de souffrance ou de danger. Les relations d’une qualité insuffisante sont celles qui produisent un déni de reconnaissance, un déficit de sécurité et une participation empêchée. »***
La Fondation de France quant à elle le définit comme étant le fait pour une personne de n’avoir aucun voire peu de contacts dans ses 5 réseaux de sociabilité (famille, amis, voisins, collègues de travail, activité associative)*.

Certains sociologues pensent même que la catégorisation des publics par leur fragilité peut augmenter ce sentiment de dévalorisation de la personne qui se sent stigmatisée dans son état et perd peu à peu l’utilité sociale qu’elle pourrait encore avoir aux yeux de la société et aux siens.

Les solutions actuelles (maintien au domicile ou lieu d’hébergement spécifique) sont nombreuses mais centrées sur la réponse aux besoins primaires ou urgents de la personne et ne peuvent pas forcément prendre en considération le développement du lien social, élément pourtant nécessaire pour sortir de la spirale de l’exclusion.

Quelles sont les conséquences ?

Selon le CESE***, elles sont nombreuses :
• Augmentation des risques liés à la santé : surmortalité, augmentation des troubles psychiques, risques suicidaires, accélération de la perte d’autonomie ;
• Affaiblissement de la cohésion sociale : les personnes sont stigmatisées dans leur vie sociale, ont un non recours aux droits plus important que les autres populations et renoncent plus facilement aux soins ;
• Recul de la citoyenneté.

Comme de nombreux autres professionnels et institutionnels du secteur, nous pensons que la résolution de la plupart de ces problèmes passe par des solutions de logements centrées sur le lien social.

Sources :
* Fondation de France, « Baromètre des solitudes », 2016
** Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal logement », 2019
*** Les Avis du CESE, « Combattre l’isolement social pour plus de cohésion et de fraternité », 2017

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